Les débuts de la Visitation de Lyon auraient été assez faciles, si Mgr de Marquemont n’avait pas voulu modifier l’organisation qu’avait fait adopter saint François de Sales. Il interdit la visite des pauvres, prescrivit la clôture, exigea des vœux solennels et insista pour que la Visitation, qu’il voulait débaptiser, et appeler la Présentation, de simple « congrégation » qu’elle était jusqu’alors, fût constituée à l’état d’ordre religieux véritable, — de « religion », comme on disait alors, — sur le modèle des ordres féminins existants. Entre le dogmatique archevêque de Lyon et le doux, le conciliant évêque de Genève, il y eut de nombreux échanges de visites, de lettres, de mémoires. Sur la plupart des points en discussion, saint François de Sales finit par céder, et, en 1617, l’ordre nouveau put recevoir son régime définitif.

Au bout de neuf mois, saint François de Sales avait rappelé la mère de Chantal auprès de lui. De Moulins, de Grenoble et de Bourges on lui écrivait pour réclamer des visitandines. « Nos basses et petites violettes sont désirées en plusieurs jardins, écrivait-il. Revenez donc, ma chère mère, pour tirer d’ici ces plantes de bénédictions et les transplanter ailleurs. » Il avait d’ailleurs besoin d’elle pour l’aider à rédiger les règles et constitutions de l’institut, pour diriger et dresser les novices qui, de plus en plus nombreuses, se présentaient au monastère d’Annecy. Souffrante, presque toujours au lit, elle n’en déploie pas moins une activité considérable, veillant à tout, songeant à tout, voyant les choses de très haut et, en même temps, descendant au dernier détail. C’est un chef, mais le plus attentif, le plus dévoué, le plus tendre des chefs. Les lettres qu’elle écrit, en courant, et presque toujours, « à perte d’haleine », à ses religieuses, n’ont peut-être rien de très littéraire ; elles n’ont pas, en tout cas, la grâce fleurie et le « vermeil riant » de celles de saint François de Sales. Mais elles sont bien mieux que « littéraires » : elles ont le mouvement et elles ont la vie. Fond et forme, cela court droit au but. Et quelle chaude cordialité elles respirent ! On y sent une âme qui se donne, un cœur débordant d’affection spirituelle et humaine tout ensemble. Comme elle les aime, ses chères religieuses, en Dieu, assurément, mais aussi, pour elles-mêmes, individuellement ! Pour leur exprimer sa tendresse, les mots câlins, délicieux, comme en savent trouver les mères, se pressent sous sa plume. A la mère Favre : « Adieu, bonsoir, ma chère toute unique Sœur toute parfaitement aimée, ma petite. » « Ma chère sœur, ma mie. » A la mère de Bréchard : « Certes, si je vous tenais, je vous embrasserais bien serrée pour vous mortifier. » A la même : « Je ne pensais pas vous tant écrire ; mais c’est notre coutume quand nous nous parlons, nous ne savons finir, aussi êtes-vous, ma très chère Sœur que j’aime uniquement. » « Mes filles chèrement aimées », « ma fille toute chère », « ma vraie fille tout uniquement chère », voilà quelques-unes de ses formules. Et comme l’on sent que ce ne sont pas simples formules, et qu’elle voudrait faire dire aux mots plus de choses qu’ils n’en peuvent exprimer ! Cette femme au grand cœur se trahit dans ses effusions verbales : elle aime à aimer et à être aimée : son grand moyen de domination et de séduction, c’est son immense amour des âmes.

Parmi tous ces êtres qu’elle chérit, il en est un qu’il faut mettre à part, parce qu’il est « tout son bien spirituel en Jésus-Christ », c’est l’évêque de Genève. En quels termes émus, profonds, tendrement recueillis elle parle de lui ou s’adresse à lui ! Il est « l’unique trésor de son cœur ». « Mon très cher Seigneur, écrit-elle à la sœur de Bréchard, vous dira toutes nos nouvelles, et vous continuerez à baiser sa chère bénite main que j’aime tant, toutes les fois qu’il ira chez vous. Hélas ! qu’est-ce qu’il y a au monde de comparable à ce tant digne Père ? Vous êtes bien heureuse de le voir de vos yeux, et je me console en ce bonheur, attendant que j’en jouisse moi-même. » Une autre fois : « Ma très chère amie, je vais tous les jours plus découvrant l’incomparable grâce que Notre-Seigneur nous a faite de nous avoir rangées, soumises et remises à ce trésor de sainteté, mon très digne, très unique et très aimé Père. Je vous prie, ne cessons jamais d’en remercier, louer et aimer cette souveraine bonté. Oh ! quelle grâce ! Dieu nous en fasse jouir longuement et saintement ! Vrai Dieu, ma mie ! comme je la ressens et l’estime ! mais aussi comme je chéris ce seigneur ! Qui le comprendra ? » Et encore : « Enfin vous avez trouvé que le cœur de mon Père est un cœur qui n’a point d’égal que soi-même en amour plus que paternel… De vrai, ce Seigneur est tout admirable en sa bonté, en sa confiance ; mais, comme vous me dites, l’on ne peut écrire à ce sujet. » Quand elle lui écrit directement à lui-même, — car on nous a heureusement conservé quelques-unes de ses lettres, — la chaleur de sa tendresse, la ferveur de sa reconnaissante admiration percent à toutes les lignes : « Notre bon Sauveur vous comble de ses très douces bénédictions, lui mandait-elle un jour, je dis toute votre chère âme, mon tout bon et très honoré Seigneur, que j’aime de toutes mes forces ! » « Bonsoir, mon très cher Père, tout uniquement et chèrement bien-aimé. » Tendresse singulière où presque tous les sentiments que peut éprouver un cœur féminin se sont donné rendez-vous, mais transposés dans l’ordre surnaturel. Comme une mère, comme une sœur, comme une fille, comme la plus dévouée et la plus tendre des amies, elle veille sur sa santé et sur son travail ; elle le supplie de ne pas trop se surmener et se mortifier, de ménager ses forces pour son œuvre, pour la composition de ce Traité de l’amour de Dieu qui lui tient au cœur plus que tout le reste et dont elle attend un bien extraordinaire ; elle recommande avec instance qu’on le dérange et qu’on l’importune le moins possible ; elle-même s’interdit de lui écrire ou de l’entretenir aussi souvent et aussi longuement qu’elle le souhaiterait. Comme il ne cesse de le lui rappeler, ils vivent tous deux de la même vie intérieure : leurs deux âmes sont fondues dans « l’unité » de l’amour divin.

Sa vie nouvelle, ses nouveaux devoirs ne font pas oublier à sainte Jeanne de Chantal qu’elle est mère, mère très attentive, très inquiète et très tendre. Celse-Bénigne et Françoise lui donneront bien des préoccupations ; Marie-Aimée ne lui donnera que des joies. Fort jolie, aimable et douce, extrêmement pieuse, la « petite baronne » de Thorens ressemblait à sa mère. L’évêque de Genève, qui l’aimait fort, et qui la considérait comme « une âme choisie », lui servait de père spirituel. Quand son mari, colonel d’un régiment du duc de Savoie, partait pour l’armée, elle venait au monastère d’Annecy, où elle avait sa petite cellule. « Tous les matins, raconte la mère de Chaugy, lorsque l’on sonnait l’oraison, elle se mettait sur le seuil de la porte de sa chambre pour donner le bonjour à sa chère mère. Mais comme c’était le temps où il était défendu de parler, celle-ci, sans dire un mot, le lui rendait en silence par un regard aimable et un petit enclin de tête. »

En 1617, la guerre ayant éclaté entre le duc de Savoie et l’Espagne, Thorens dut rejoindre son régiment. Il avait quitté sa jeune femme avec larmes, en proie à de sombres pressentiments. Au bout de trois semaines, il était emporté par une fièvre pestilentielle. Grande désolation à Annecy. « Grandement ému », saint François de Sales se rendit au monastère pour y porter la funèbre nouvelle. Il demanda la mère de Chantal. Celle-ci, qui aimait son gendre comme un fils, atterrée et tremblante, ne put prendre sur elle d’avertir sa fille. Mais elle eut pourtant la force, devant la pauvre jeune femme, de contenir son émotion, d’affecter un visage serein, se contentant, au cours de la conversation, de prêcher discrètement, et sans préméditation apparente, l’entier abandon à la volonté divine. Le lendemain matin, en confession, aux discours pleins de ménagement que lui tint le saint évêque, Marie-Aimée devina, plus qu’on ne lui révéla, l’atroce vérité. Aux sanglots qu’elle poussa, la mère de Chantal, qui était à la porte, accourut pour la soutenir. Mais la douleur fut la plus forte et elle-même tomba évanouie à son tour. A genoux, tout en larmes, saint François de Sales se préparait au divin sacrifice qu’il allait offrir pour le cher disparu.

Revenues à elles, les deux malheureuses femmes entendirent la messe dans la sacristie. Les gémissements, les paroles entrecoupées de Marie-Aimée faisaient peine à entendre. A la communion, soutenue par sa mère, elle s’approcha de la sainte table, et fit secrètement un vœu de chasteté perpétuelle. Plus calme désormais, sa douleur ne s’apaisait pas. Elle redoubla de piété, d’austérité, vécut comme une véritable religieuse. Elle était enceinte. Le fils dont elle accoucha avant terme ne vécut que pour recevoir le baptême des mains de sainte Chantal. La pauvre jeune veuve, qui se sentait mourir, dicta son testament, et, au milieu des pleurs de tous les siens, « demanda en toute humilité de prendre le saint habit de la Visitation ». On lui mit l’habit de novice ; saint François de Sales lui donna l’extrême-onction, reçut ses vœux solennels et lui mit le voile noir et la croix d’argent. Elle souffrait beaucoup, prononçait les paroles les plus touchantes, consolait sa mère dont la douleur était déchirante. Enfin elle expira, en prononçant par trois fois le nom de Jésus. Elle n’avait pas vingt ans. Sainte Chantal eut encore la force de lui fermer l’un des deux yeux, tandis que l’évêque lui fermait l’autre ; puis elle tomba évanouie. Saint François de Sales ne put en supporter davantage. Il se fit conduire à Belley, auprès de son ami Mgr Camus. Celui-ci, gagné par son émotion, pleura avec lui, le réconforta de son mieux. Un peu rasséréné, le saint repartit pour Annecy, et bien vite se rendit au couvent.

Très abattue, la mère de Chantal se rongeait d’inquiétude ; elle craignait de n’avoir pas baptisé selon les règles son petit-fils. Rassurée par son grand ami, elle tomba dans un morne silence. Absorbée par une douloureuse idée fixe, perpétuellement absente, elle filait sa quenouille sans rien dire. Bien que « son esprit demeurât tout plein de douceur et de suavité dans la soumission à la volonté divine », bien qu’elle pût dire « de toute son âme, en paix et en douceur » : « Dieu soit loué de nous avoir donné une telle enfant, et de l’avoir attirée à soi si heureusement », elle ne pouvait s’empêcher de déclarer : « Je vois et je sens combien cette fille était véritablement l’enfant parfaitement aimée de mon cœur, combien elle le sera toujours, et avec justice, ce me semble. » Et, toujours scrupuleuse, elle ajoutait : « Il me semble que je devrais me retrancher de tant parler de feu notre pauvre petite ; car le contentement que j’y prends me laisse toujours de l’attendrissement, mon père, mon unique père, et tout ce que vous savez que vous m’êtes. » De retranchement en retranchement, elle tomba gravement malade. On crut qu’elle allait mourir. Saint François de Sales l’administra et plaça sur ses lèvres des reliques de saint Charles Borromée, qu’on venait de canoniser. Instantanément guérie, elle put reprendre, au bout de quelques jours, le cours de ses occupations ordinaires. Comme toutes « les âmes vraiment royales », elle avait converti sa douleur en sainteté.

Une autre fille lui restait, Marie-Françoise, qu’on appelait Françon dans l’intimité. Françon ne ressemblait guère à Marie-Aimée. Françon était une Rabutin : le sang chaud, l’humeur indépendante, hautaine et caustique de sa race revivaient en elle. Elle séduisait et elle inquiétait tout ensemble : elle inquiétait surtout sa mère, qui disait d’elle : « Elle me sert d’épine. » « Elle était, dit un contemporain, gaie, enjouée, bien faite, toute d’esprit et de feu ; un air grand, des manières agréables ; elle n’avait pas ces traits fins et délicats qui charment, mais elle avait je ne sais quoi de noble et de bien fait qu’on admire. Enfin, elle avait de quoi éblouir les autres et s’aveugler elle-même. » Sa mère aurait souhaité faire d’elle une visitandine. Elle l’avait emmenée dans son couvent, où elle lui avait aménagé une cellule à côté de la sienne : les religieuses, les jeunes novices surtout, ses compagnes de jeu, raffolaient de cette espiègle enfant dont les rires sonores, les oiseaux, les écureuils remplissaient la sainte maison d’une jeune et franche gaîté ! Choyée par tout le monde, même par François de Sales, qui était son confesseur et son directeur de conscience, Françon n’était point malheureuse. « Chaque matin, nous dit-on, elle se levait de bonne heure et allait en sautillant devant l’avant-chœur au-devant de sa sainte mère, qui descendait à l’oraison. La bienheureuse, d’un air gracieux, la caressait un peu, et lui donnait sa bénédiction en silence ; puis la jeune enfant s’en allait satisfaite. » Elle avait, à la rencontre, de vifs accès de piété et des élans d’ascétisme : à quinze ans, ayant la fièvre, elle se faisait apporter des orties pour se donner la discipline. Mais, avec l’âge, cette belle ferveur tomba, et François de Sales, tout le premier, dut bien se rendre compte que Françon n’était point faite pour le cloître. Elle vit le monde, l’aima et en fut aimée. La toilette, les conversations et les distractions mondaines, la lecture des romans, tout cela lui fit un peu oublier qu’elle était la fille d’une sainte. Au sortir du couvent, elle allait dans une maison amie compléter sa parure. « Françon, lui disait en souriant l’évêque de Genève, je suis bien assuré que ce n’est pas votre mère qui vous a ainsi habillée » ; et quand il lui voyait la gorge trop découverte, il lui donnait des épingles pour fermer son mouchoir. « Sa jeunesse lui fait du bruit », eût-il dit volontiers d’elle, comme Mme de Sévigné dira plus tard de son propre fils ; et, trop habile manieur d’âmes pour ne pas proportionner ses exigences à « la faiblesse présente » de sa « bien-aimée fille Françoise », il se bornait à lui demander de dire chaque jour un Ave Maria « de bon cœur » : ce qu’elle fit d’ailleurs très exactement.

Sa mère songeait à la marier. François de Sales s’entremit pour lui faire épouser un de ses jeunes amis, M. de Foras, qui lui paraissait présenter toutes les qualités requises. L’affaire n’aboutit pas : Françon trouva-t-elle le gentilhomme savoyard trop provincial ou trop pauvre ? En tout cas, elle n’eut qu’à se féliciter de l’avoir rebuté, car, peu après, le prétendant évincé s’avisa d’épouser une jeune veuve contre la volonté de ses parents, et cette aventure, qui fit grand bruit, le conduisit en prison. L’année suivante, un autre parti se présenta, qui eut tout de suite l’agrément de Mme de Chantal. Antoine de Toulonjon, d’une grande famille de Bourgogne, avait quarante-huit ans. C’était un beau soldat, fort bien vu à la cour, riche avec cela, de manières agréables et nobles : il faisait oublier son âge, si l’on en juge par cette lettre de la sainte à sa fille : « Certes, je suis bien contente que ce soient vos parents et moi qui ayons fait ce mariage sans vous. C’est ainsi que se gouvernent les sages. Au reste, votre frère, qui a bon jugement, est ravi de cette alliance. M. de Toulonjon, il est vrai, a quelque quinze ans plus que vous ; mais, mon enfant, vous serez bien plus heureuse avec lui que d’avoir un jeune fou, étourdi, débauché, comme sont les jeunes gens d’aujourd’hui. Vous épouserez un homme qui n’est rien de tout cela, qui n’est point joueur, qui a passé sa vie avec honneur à la cour et à la guerre, qui a de grands appointements du roi. Vous n’auriez pas le bon jugement que je vous crois si vous ne le receviez avec cordialité et franchise. Je vous en prie, ma fille, faites-le de bonne grâce, et soyez assurée que Dieu a pensé à vous. » Mme de Chantal tenait fort à ce mariage, mais elle « craignait l’irrésolution de sa fille », ou plutôt encore son humeur indépendante et capricieuse. « Pour Dieu, ma mie, lui écrivait-elle, ne vous laissez préoccuper par aucune sorte de niaiseries, ni vaines appréhensions et considérations ; laissez-vous faire, car votre bonheur nous est plus cher qu’à vous-même. » Françon se laissa faire. En dépit des vingt-sept ans qu’il avait bel et bien de plus qu’elle, M. de Toulonjon sut lui plaire sans doute. Très épris apparemment, il ne négligea rien de ce qui pouvait être agréable à la jeune fille, prodigua les bijoux et les cadeaux, et il fallut que la mère rappelât sa fille à la simplicité, lui conseillât de « ménager discrètement et sagement », et exprimât très fermement le désir qu’on « épousât sans bruit ». « Il irait de ma réputation encore, déclarait-elle ; car, étant ma fille, vous êtes plus obligée à la discrétion et modestie. »

Le mariage eut lieu à Paris le 12 juin 1620. Comme la plupart des destinées humaines, il ne fut pas exempt d’épreuves, — de sept enfants, deux seulement survécurent, — mais il fut heureux. Toulonjon était souvent à la guerre, et sa femme vivait alors dans l’austère château d’Alone ; mais elle parut quelquefois à la cour, et elle y eut des succès qui ne laissèrent pas d’inquiéter Mme de Chantal. Sans lui obéir toujours, Françoise aimait pourtant bien sa sainte mère et la vénérait profondément. En 1622, cette dernière était venue à Alone au moment où l’on venait de recevoir les plus mauvaises nouvelles de Toulonjon, très grièvement blessé au siège de Négreplisse : folle de terreur, cette mauvaise tête de Françon se traîna à genoux au-devant d’elle, la suppliant d’intercéder par ses prières, pour que Dieu lui conservât son mari. Toulonjon guérit en effet et put reprendre le cours de sa vie guerrière et des vaillants services qui lui valurent la faveur royale. Et Françon recommence de plus belle à désoler et, parfois, à scandaliser sa mère. Elle se plaint d’avoir trop d’enfants ; elle se plaint que son oncle, l’archevêque de Bourges, veuille laisser toute sa fortune à son frère Celse-Bénigne ; quand Celse-Bénigne meurt à l’île de Ré, elle proteste, au détriment de sa « pauvre petite » nièce, — la future Mme de Sévigné, — contre le règlement de la succession ; et quand elle s’attire de sa mère, par son âpreté chicanière, de vertes répliques, elle boude.