M. DE RESSEGUIER.—Votre fauteuil de pair de France! (Bruit.)

M. LE PRESIDENT.—N'interrompez pas.

M. VICTOR HUGO.—Je crois, Dieu me pardonne, que M. de Resseguier me reproche d'avoir siege parmi les juges du marechal Ney! (Exclamations a droite.—Rires ironiques et approbatifs a gauche.)

M. DE RESSEGUIER.—Vous vous meprenez….

M. LE PRESIDENT.—Veuillez vous asseoir; gardez le silence, vous n'avez pas la parole.

M. DE RESSEGUIER, s'adressant a l'orateur.—Vous vous meprenez formellement….

M. LE PRESIDENT.—Monsieur de Resseguier, je vous rappelle a l'ordre formellement.

M. DE RESSEGUIER.—Vous vous meprenez avec intention.

M. LE PRESIDENT.—Je vous rappellerai a l'ordre avec inscription au proces-verbal, si vous meprisez tous mes avertissements.

M. VICTOR HUGO.—Hommes des anciens partis, je ne triomphe pas de ce qui est votre malheur, et, je vous le dis sans amertume, vous ne jugez pas votre temps et votre pays avec une vue juste, bienveillante et saine. Vous vous meprenez aux phenomenes contemporains. Vous criez a la decadence. Il y a une decadence en effet, mais, je suis bien force de vous l'avouer, c'est la votre. (Rires a gauche.—Murmures a droite.)