M. VICTOR HUGO.—Je ne permets pas l'interruption.
(M. de Falloux monte au bureau aupres du president, et echange avec lui quelques paroles.)
M. VICTOR HUGO.—L'honorable M. de Falloux oublie tellement les droits de l'orateur, que ce n'est plus a l'orateur qu'il demande la permission de l'interrompre, c'est au president.
M. DE FALLOUX, revenant au pied de la tribune.—Je vous demande la permission de vous interrompre.
M. VICTOR HUGO.—Je ne vous la donne pas.
M. LE PRESIDENT.—Vous avez la parole, monsieur Victor Hugo.
M. VICTOR HUGO.—Mais des publicistes d'une autre couleur, des journaux d'une autre nuance, qui expriment bien incontestablement la pensee du gouvernement, car ils sont vendus dans les rues avec privilege et a l'exclusion de tous les autres, ces journaux nous crient:
—Vous avez raison; la legitimite est impossible, la monarchie de droit divin et de principe est morte; mais l'autre, la monarchie de gloire, l'empire, celle-la est non-seulement possible, mais necessaire.
Voila le langage qu'on nous tient.
Ceci est l'autre cote de la question monarchie. Examinons.