Gloire au maître souverain de l'idée et de la forme, à celui qui a identifié avec la poésie la représentation intellectuelle de tous les arts!

Les artistes français déposent sur le cercueil de Victor Hugo un laurier d'or en ce jour mémorable consacré à son apothéose.

DISCOURS DE M. DELCAMBRE

AU NOM DE L'ASSOCIATION DES ÉTUDIANTS DE PARIS.

Après les contemporains de Victor Hugo, nous venons—nous la postérité —affirmer la même admiration et le même amour. Nous venons, avec toutes les générations du siècle, pleurer celui qui fut et restera notre maître à tous. Nous n'avons pas vu grandir son génie, mais nous l'avons vu triompher, et nous avons applaudi au triomphe. Pour tous les jeunes hommes, il a été l'initiateur et le bon guide. Ceux qui vivaient loin de lui trouvaient dans ses oeuvres la parole révélatrice, ceux qui l'approchaient comprenaient combien notre époque eut raison de l'appeler le Père.

Tant de génie et de bonté méritent un long amour et une éternelle reconnaissance; c'est pourquoi nous apportons à Victor Hugo, très grand et très bon, des larmes avec des fleurs, prémices d'un culte qui ne périra pas.

DISCOURS DE M. TULLO MASSARONI

SÉNATEUR DU ROYAUME D'ITALIE.

Messieurs,

Après les voix si éloquentes que vous venez d'entendre, c'est à peine si j'ose, moi étranger, parler près de cette tombe. Si je l'ose, c'est que ma voix, quelque faible qu'elle soit, est l'écho de l'âme de tout un peuple s'associant à votre douleur.