Ajoutez-y Danton, pourtant.

Paris a sur la terre une influence de centre nerveux. S'il tressaille, on frissonne.

Il est responsable et insouciant. Et il complique sa grandeur par son défaut.

Il se contente trop souvent d'avoir de la joie. Joie athénienne aux yeux de l'historien, joie olympienne aux yeux du poëte.

Cette joie est souvent une faute. Quelquefois elle est une force.

Elle vient en aide à la raison.

A l'heure qu'il est, et nous ne saurions trop en prendre acte, nous, philosophes, la guerre étant dans la coulisse et prête à rentrer en scène, Paris raille la guerre. La grosse voix militaire le fait rire. Bon commencement. C'est là une gaieté de faubourien, mais Paris est surtout de son faubourg. Le caporalisme ayant cessé d'être une grandeur française et étant devenu une grandeur tudesque, Paris est à l'aise pour s'en moquer. Cette moquerie est saine. On en verra les suites. Dans les Muettes de l'Histoire, vivant et puissant livre, on lit ceci: «Un jour Henri VIII n'aima plus sa femme; de là une religion.» On pourra dire de même: «Un jour Paris n'aima plus le soldat; de là une guérison.»

Le caporalisme, c'est l'absolutisme. C'est Narvaëz. C'est Bismarck. Le despotisme est un paradoxe. L'omnipotence militaire monarchique offense le bon goût.

—Sifflons cela, dit Paris. Et il prend sa clef dans sa poche. La clef de la Bastille.

II