Pour assurer les frais de la publication de cet ensemble d'oeuvres, il sera distrait de ma succession une somme de cent mille francs qui sera réservée et affectée auxdits frais.
MM. Paul Meurice, Auguste Vacquerie et Ernest Lefèvre, après les frais payés, recevront, pour se les partager entre eux dans la proportion du travail fait par chacun:
1° Sur la première catégorie d'oeuvres, quinze pour cent du bénéfice net;
2° Sur la deuxième catégorie, vingt-cinq pour cent du bénéfice net;
3° Sur la troisième catégorie, qui exigera des notes, des préfaces peut-être, beaucoup de temps et de travail, cinquante pour cent du bénéfice net.
Indépendamment de ces trois catégories de publication, mes trois amis, dans le cas où l'on jugerait à propos de publier mes lettres après ma mort, sont expressément chargés par moi de cette publication, en vertu du principe que les lettres appartiennent, non à celui qui les a reçues, mais à celui qui les a écrites. Ils feront le triage de mes lettres et seront juges des conditions de convenance et d'opportunité de cette publication.
Ils recevront sur le bénéfice net de la publication de mes lettres cinquante pour cent.
Je les remercie du plus profond de mon coeur de vouloir bien prendre tous ces soins.
En cas de décès de l'un d'eux, ils désigneraient, s'il était nécessaire, une tierce personne qui aurait leur confiance, pour le remplacer.
Telles sont mes volontés expresses pour la publication de tous les manuscrits inédits, quels qu'ils soient, que je laisserai après ma mort.