Et ce n'était pas seulement Paris, c'étaient la France et le monde entier qui étaient représentés.
L'Association littéraire internationale dépose ses cartes. Elle a remis à Victor Hugo quatre volumes reliés des adhésions qu'elle a reçues de tous pays.
L'Union française de la jeunesse, au nombre de 500, avec ses élèves, ses professeurs, les directeurs de sections, apporte une longue et éloquente adresse.
Nous n'avons pu lire toutes les inscriptions des bannières des corporations, des orphéons, des fanfares.
C'est la fanfare d'Ivry, de Levallois-Perret, l'harmonie d'Arcueil-Cachan, la chambre syndicale des ouvriers boulangers, des horlogers de Paris, des tourneurs en cuivre, des serruriers, des gantiers.
Le choral de Belleville chante à Victor Hugo un hymne, imprimé sur papier tricolore; la foule applaudit, crie: Bis! et le choeur répète:
Nous donnerons tout le sang de la France
Pour la patrie et pour la liberté!
Une société de récitation, conduite par M. Léon Ricquier, apporte une magnifique corbeille de fleurs naturelles. On met à côté un bouquet de deux sous que vient offrir un enfant.
Le choral de la Villette passe en chantant un choeur: En avant!
Puis des collégiens encore, et toute une école d'enfants, l'avenir.