Tout à coup il élève la voix, il appelle; un guichetier se présente à l’ouverture grillée.

—Que veux-tu? dit-il au brigand.

Han d’Islande se soulève.

—Compagnon, j’ai froid; mon lit de pierre est dur et humide; donne-moi une botte de paille pour dormir, et un peu de feu pour me réchauffer.

—Il est juste, reprend le guichetier, de procurer au moins ses aises à un pauvre diable qui va être pendu, fût-il le diable d’Islande. Je vais t’apporter ce que tu me demandes.—As-tu de l’argent?

—Non, répond le brigand.

—Quoi! toi, le plus fameux voleur de la Norvège, tu n’as pas dans ta sacoche quelques méchants ducats d’or?

—Non, répond le brigand.

—Quelques petits écus royaux?

—Non, te dis-je!