Est-ce ma faute, à moi, si l'azur éternel

Est plus grand et plus bleu qu'un plafond de Versailles?

Est-ce ma faute, à moi, mon Dieu, si tu tressailles

Dans mon coeur frémissant, à ce cri: Liberté!

L'oeil de cet homme a plus d'aurore et de clarté,

Tant pis! prenez-vous-en à l'aube solennelle.

C'est la faute au soleil et non à la prunelle.

Vous dites: Où vas-tu? Je l'ignore; et j'y vais.

Quand le chemin est droit, jamais il n'est mauvais.

J'ai devant moi le jour et j'ai la nuit derrière;