Lui dis-je. Il répondit:--Je viens prendre ton âme.
Et j'eus peur, car je vis que c'était une femme;
Et je lui dis, tremblant et lui tendant les bras:
--Que me restera-t-il? car tu t'envoleras.
Il ne répondit pas; le ciel que l'ombre assiége
S'éteignait...--Si tu prends mon âme, m'écriai-je,
Où l'emporteras-tu? montre-moi dans quel lieu.
Il se taisait toujours.--Ô passant du ciel bleu,
Es-tu la mort? lui dis-je, ou bien es-tu la vie?
Et la nuit augmentait sur mon âme ravie,