Caton au manteau blanc, et Dante au fier sourcil,

L'un ayant le poignard au flanc, l'autre l'exil;

Caton était joyeux et Dante était tranquille.

J'ai vu Jeanne au poteau qu'on brûlait dans la ville,

Et j'ai dit: Jeanne d'Arc, ton noir bûcher fumant

A moins de flamboiement que de rayonnement.

J'ai vu Campanella songer dans la torture,

Et faire à sa pensée une âpre nourriture

Des chevalets, des crocs, des pinces, des réchauds

Et de l'horreur qui flotte au plafond des cachots.