Sont joyeux d'être mis en liberté dans l'être,

De vivre, et de rentrer au gouffre qui leur plaît.

L'haleine, que la fièvre aigrissait et brûlait,

Va devenir parfum, et la voix harmonie;

Le sang va retourner à la veine infinie,

Et couler, ruisseau clair, aux champs où le boeuf roux

Mugit le soir avec l'herbe jusqu'aux genoux;

Les os ont déjà pris la majesté des marbres;

La chevelure sent le grand frisson des arbres,

Et songe aux cerfs errants, au lierre, aux nids chantants