Frémit et resplendit sous le linceul lugubre;

Et des plis du drap noir tombent tous nos ennuis.

La mort est bleue. O mort! ô paix! l'ombre des nuits,

Le roseau des étangs, le roc du monticule,

L'épanouissement sombre du crépuscule,

Le vent, souffle farouche ou providentiel,

L'air, la terre, le feu, l'eau, tout, même le ciel,

Se mêle à cette chair qui devient solennelle.

Un commencement d'astre éclôt dans la prunelle.

Au cimetière, août 1855.