Et, quand j'eus terminé ces pages, quand ce livre

Se mit à palpiter, à respirer, à vivre,

Une église des champs que le lierre verdit,

Dont la tour sonne l'heure à mon néant, m'a dit:

Ton cantique est fini; donne-le-moi, poëte.

Je le réclame, a dit la forêt inquiète;

Et le doux pré fleuri m'a dit: Donne-le-moi.

La mer, en le voyant frémir, m'a dit: Pourquoi

Ne pas me le jeter, puisque c'est une voile!

C'est à moi qu'appartient cet hymne, a dit l'étoile.