Donne-le-nous, songeur, ont crié les grands vents.
Et les oiseaux m'ont dit: Vas-tu pas aux vivants
Offrir ce livre, éclos si loin de leurs querelles?
Laisse-nous l'emporter dans nos nids sur nos ailes!
Mais le vent n'aura point mon livre, ô cieux profonds!
Ni la sauvage mer, livrée aux noirs typhons,
Ouvrant et refermant ses flots, âpres embûches;
Ni la verte forêt qu'emplit un bruit de ruches,
Ni l'église où le temps fait tourner son compas;
Le pré ne l'aura pas, l'astre ne l'aura pas,