Et que le vent ait soin de n'en rien disperser,

Et jusqu'au froid caveau fidèlement apporte

Ce don mystérieux de l'absent à la morte!

O Dieu! puisqu'en effet, dans ces sombres feuillets,

Dans ces strophes qu'au fond de vos cieux je cueillais,

Dans ces chants murmurés comme un épithalame

Pendant que vous tourniez les pages de mon âme,

Puisque j'ai, dans ce livre, enregistré mes jours,

Mes maux, mes deuils, mes cris dans les problèmes sourds,

Mes amours, mes travaux, ma vie heure par heure;