Puisque vous ne voulez pas encor que je meure,

Et qu'il faut bien pourtant que j'aille lui parler;

Puisque je sens le vent de l'infini souffler

Sur ce livre qu'emplit l'orage et le mystère;

Puisque j'ai versé là toutes vos ombres, terres,

Humanité, douleur, dont je suis le passant;

Puisque de mon esprit, de mon coeur, de mon sang,

J'ai fait l'âcre parfum de ces versets funèbres,

Va-t'en, livre, à l'azur, à travers les ténèbres!

Fuis vers la brume où tout à pas lents est conduit!