C'est un lieu de précipitation. L'infini y jette sans cesse on ne sait quel combustible inconnu. La matière subtile tombe de toutes parts à ce foyer, creuset des forces.

Autant d'étoiles, autant d'aimants. Ces attractions terribles se partagent l'abîme.

Tout centre appelle. Une fois saisis par ces aimants, les mondes restent à jamais leurs prisonniers.

Notre étoile, le Soleil, a pris Vénus, Mercure, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Oceanus.

Chaque étoile est ainsi un soleil. Autour de chaque soleil il y a une création. Notre monde solaire, avec toutes ses planètes, est imperceptible dans le monde stellaire. Notre Soleil, treize cent soixante mille fois plus gros que la Terre, n'est qu'une étoile atome.


Imagine-t-on des fleuves de planètes? Cela existe. Ces fleuves tournent autour de l'étoile dite Soleil. Le plus remarquable, c'est le grand courant d'astres situé à moitié chemin entre Mars et Jupiter. Le premier de ces astres, Cérès, fut découvert en janvier 1801 ; le dernier, Alcmène, en novembre 1864. Il y en a aujourd'hui quatre-vingt-deux. Leur nombre est probablement illimité.

Ces ruissellements circulaires de mondes télescopiques sont de véritables anneaux, entrant peut-être les uns dans les autres et faisant dans les étendues on ne sait quelle surprenante chaîne cosmique.


Une autre chaîne se composerait des gigantesques orbites elliptiques des comètes.