Chose étrange, après dix-huit siècles de progrès, la liberté de l'esprit est proclamée ; la liberté du cœur ne l'est pas.

Pourtant aimer n'est pas un moins grand droit de l'homme que penser.

L'adultère n'est autre chose qu'une hérésie. Si la liberté de conscience a droit d'exister, c'est en amour.

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A l'heure qu'il est, au point où en sont les lois et les mœurs de l'occident, le mariage porte à faux. Il a généralement pour base l'intérêt, et non l'amour.

C'est le plus souvent un contrat, ce n'est pas un mystère ; c'est une prostitution, ce n'est pas une célébration ; c'est un esclavage, ce n'est pas un épanouissement.

De là cette révolte de l'amour qu'on qualifie adultère.

Aujourd'hui, quel qu'ait été le travail des idées sociales depuis toutes nos révolutions, tout cet ensemble de faits qui s'enchaînent et se commandent, mariage, adultère, prostitution, est encore vu à faux jour.

On voit le mariage où il n'est pas, on voit l'adultère où il n'est pas, on voit la prostitution où elle n'est pas.