"3.
Enfants, quelque irrité que vous paraisse un père,
Croyez qu'il est toujours votre ami le plus doux,
Son cœur en vous montrant un courroux nécessaire,
Le fait pour votre bien, et souffre plus que vous.

4.
Que vous devez aimer cette maman si chère,
Qui souffrit tant pour vous, qui vous rend tant de soins,
Et qui prévoit si bien vos peines, vos besoins!
Est-il assez d'amour pour payer une mère?

5
Soyez doux, complaisants, d'un caractère affable:
On est toujours aimé quand on est sans humeur;
L'esprit ne suffit pas, enfants, pour être aimable;
Il faut y joindre encor l'indulgente douceur.

6
Offensez-vous quelqu'un, votre orgueil vous refuse
A demander pardon de votre emportement.
Eh! pourquoi donc rougir de ce beau mouvement?
La honte est dans l'offense, et non pas dans l'excuse.

7.
Notre vie est si courte! Il la faut employer;
Instruisez-vous, enfants, dès l'âge le plus tendre.
Vous serez malheureux si vous cessez d'apprendre
Et c'est un jour perdu qu'un jour sans travailler.

LE BON EMPLOI DU TEMPS

Comme la bienfaisante pluie
Féconde la terre en été
Dieu fit pour féconder la vie,
Le travail et l'activité.
Ne laissons point d'heure inutile:
Songeons que la paille stérile
Est foulée aux pieds du glaneur;
Puissent s'amasser nos journées,
Comme les gerbes moissonnées,
Dans le grenier du laboureur!

Mme AMABLE TASTU.

LE CÈDRE DU LIBAN

Le cèdre du Liban s'était dit en lui-même:
«Je règne sur les monts; ma tête est dans les cieux,
«J'étends sur les forêts mon vaste diadème;
«Je prête un noble asile à l'aigle audacieux.