—D'autant mieux que Térii, parmi les nombreuses lignées conservées dans la mémoire des prêtres, avait habilement choisi la plus flatteuse, par laquelle s'affiliait le chef au façonneur des cieux, de la mer et des terres, par laquelle il se reliait, en quatorze générations, à l'origine des êtres.

«Dormait Téü avec la femme Tétupaïa du maraè Raïatéa:

De ceux-là naquit Vaïraatoa, qui est dit Pomaré.

Dormait Vaïraatoa avec la femme Tétua-nui Réia, du maraè Raïatéa:

De ceux-là naquirent Térii Navahoroa vahiné, puis Tunui é aï i té Atua, qui est dit aussi Pomaré, qui est l'Arii-rahi.»

Le dernier de ces noms, il le prononça en regardant le chef. L'Arii, ennobli de la sorte, ne cachait pas son agrément. Cette ascendance affirmait ses droits sur les îles Paümotu, dont son ancêtre Taároa Manahuné avait été possesseur.

Térii poursuivait. Afin d'étaler toutes les prérogatives, il dénombrait les genèses, fort douteuses, à dire vrai, qui rattachaient Pomaré aux Arii de Papara:

«Dormait le chef Tavi, du maraè Taütira, avec la femme Taürua,

puis avec la femme Tüitéraï du maraè Papara:

De ceux-là naquit Tériitahia i Marama.