De profundis clamavi…!

Morte pour le monde, elle demanda à Dieu, en échange de sa vie, des grâces qui lui furent accordées. Tous les petits placets déposés en son corsage par ses amies furent exaucés.

Enfin elle se leva, toute rouge, quitta la chapelle pour offrir à Dieu, en dernier sacrifice, la parure de ses cheveux blonds, puis apparut, vêtue comme les religieuses ses sœurs, le front ceint du voile blanc des novices.

Modeste, les yeux baissés, elle prit place au dernier rang de la communauté, pendant que les Visitandines entonnaient un triomphal Te Deum.

* * * * *

Après la cérémonie, Simone se promenait avec sa petite amie à travers les quinconces, songeant au jour béni où, vêtue de blanc, elle serait unie à l'aimé, elle aussi, l'aimé terrestre et palpable, ayant des lèvres chaudes et douces pour la communion des baisers.

Paule de P… lui récitait les vers enthousiastes que le grand jour de la vêture avait autrefois inspirés à une Visitandine, sœur Marie-Catherine.

—Écoutez, c'est intitulé le Crucifix. Toutes les sœurs en ont une copie dans leur livre de messe et, pieusement, elles récitent cette poésie après avoir dit chaque jour, l'office de la sainte Vierge:

LE CRUCIFIX

«Cache-le sur ton cœur… c'est moi qui te le donne
Ton époux sur la croix!
Mets tes lèvres d'enfant sur ce cœur qui pardonne
Sept fois septante fois.