Floria.—Eh bien, je n'ai pas de mari, moi, ni de sigisbée!... J'ai un amant que j'aime uniquement et qui est tout pour moi. C'est plus honnête...

Mario, tendrement.—Aussi, je t'adore!

Floria.—Cette effrontée qui vient là poser tout exprès!

Mario.—Allons, allons, tu en folle. Laissons la marquise.

Floria.—Si elle ne ferait pas mieux de convertir son scélérat de frère.

Mario.—Oh! scélérat!

Floria.—Oh! naturellement, tu le défendras... Un ennemi de Dieu, du roi et du pape!... Un démagogue, un athée!

Mario, jetant un coup d'œil vers Angelotti, par-dessus l'épaule de Floria.—Oh! là! là!

Floria, assise sur la dernière marche.—Oui, oh! Oui. Oh! tu plaisantes... Mais c'est bien cela qui me désole. C'est que tu aies de si mauvais sentiments, avec, un si bon cœur. Un homme qui lit Voltaire!... Et cet autre encore! dont tu m'as donné un-livre, une horreur!...

Mario.—La Nouvelle Héloïse?