La Princesse.—Monsieur, c'est le mari de la plus jolie femme de Rome.

Trévilhac.—Il en a bien l'air. Et ce gentilhomme de bonne mine qui lui parle?

La Princesse.—Le vicomte Trivulce; c'est le cavalier servant de sa femme, autrement dit, son «sigisbée...»

Trévilhac.—Son amant?

La Princesse.—Oh! pardon, cela diffère. (A Attavanti qui descend à eux.) N'est-Ce pas, marquis?

Attavanti.—Princesse?

La Princesse.—J'explique à M. de Trévilhac, qui est Français, (Salutations.) qu'entre le sigisbée et l'amant il y a une différence...

Attavanti, avec complaisance à Trévilhac, tandis que la princesse remonte.—Oh! Considérable! L'amant est vin larron d'honneur introduit frauduleusement, dans le ménage. Le sigisbée est un galant officiel, dûment autorisé à faire sa cour, avec mesure et discrétion.

Trévilhac.—Vous excuserez, monsieur le marquis, un nouveau débarqué, très ignorant de vos mœurs italiennes.

Attavanti, assis dans le fauteuil.—Et c'est ici leur supériorité, monsieur. Nous avons constaté que, dans tout ménage, la femme ne se prive pas volontiers d'un galant qui lui rende des soins assidus.