GASTON.

Vous le voyez vous-même; il le faut bien! Adieu, madame! (Il va descendre. Grand coup de vent. On entend le bruit des volets et des tuiles qui glissent et de carreaux qui se brisent. Elle pousse on cri en s'élançant vers lui.)

JEANNE.

Ah! on dira ce que l'on voudra! Mais vous ne vous tuerez pas pour moi! Je ne le veux pas!

GASTON, sautant a terre.

Ah! madame.

JEANNE, lui montrant la cheminée et gagnant sa chambre à reculons lentement.

Non!... non!... là... près du feu! tenez!... toute la nuit!... Moi, dans ma chambre... enfermée! (Mouvement de Gaston.) Ne bougez pas! là, là-bas... Et à demain, à demain? (Gaston fait un pas vers elle.) Adieu!... à demain!... (Elle se sauve chez elle, et ferme la porte.)

ACTE DEUXIÈME

A Paris. Un salon chez Jeanne. A gauche, premier plan, un petit meuble avec tiroirs.—Au deuxième plan, un chiffonnier, avec verre d'eau.—Du même côté, pan coupé, une fenêtre sur le jardin.—Au fond, une porte, entrée principale, antichambre.—A droite, pan coupé, la chambre de Jeanne.—Au premier plan du même coté, une cheminée sur le devant de la scène, un canapé, un pouf à droite; une table à gauche, avec chaises.—Partout des portières.