Laure essaya de rire.
—Voilà une conclusion pour le moins étrange, dit-elle.
—Elle est très logique, mademoiselle. Suivez bien mon raisonnement.
Allez...
—Vous avez un caractère chevaleresque, porté aux grands dévouements, épris des nobles actions et auquel répugne souverainement tout ce qui paraît louche ou déloyal.
—Vous me flattez.
—Non pas: je vous analyse. Eh bien! mademoiselle, ne voyez-vous pas que toutes les tendances sympathiques de votre caractère vous poussent inévitablement vers le loyal jeune homme qui vous aime, tandis que vos antipathies innées vous empêchent d'éprouver autre chose que le plus profond mépris pour votre fiancée?
—Qui vous dit que monsieur Lapierre ne soit pas digne de mon amour?
—Lapierre est un lâche et misérable assassin! s'écria Després d'une voix concentré.
Laure, stupéfaite, regarda l'étudiant avec de grands yeux et ne répondit pas sur-le-champ.