—Même en ce cas... Mais, ma chère Laure, que parlez-vous de malheur et pourquoi ce mot vient-il sur des lèvres qui ne devraient que sourire?
—Qui sait?...
—Est-ce au moment où l'avenir ne vous promet que joie et félicité, où tout est rose à votre horizon, où vos souhaits les plus chers vont être réalisés... par votre mariage avec l'homme que vous aimez...
—Allez toujours...
—Est-ce à ce moment-là que vous devez avoir des idées sombres et parler de malheur?
—Qui vous dit que je parle pour moi?
—Qui me le dit?... Eh! mon Dieu, rien et tout.
—Ce n'est pas répondre.
—Il m'est difficile de répondre autrement, car mes suppositions ne sont fondées que sur un pressentiment, et ce pressentiment...
—Voyons.