Enfin commença l'oeuvre infernale.
Couché à plat-ventre, Gaspard scia avec son égohine la face de la passerelle regardant l'eau, ne laissant intacte qu'une épaisseur suffisante pour empêcher l'arbre de se rompre par son seul poids.
Puis, revenant en arrière, il contempla son travail.
Rien n'était visible, naturellement.
Le mince trait de scie disparaissait complètement aux regards, à quelques pieds de distance.
Quant au pilotis protecteur, il avait disparu dans le cousant aussitôt que le poids du sinistre ouvrier eut cessé de faire peser la passerelle sur lui.
Tout allait bien.
Le guet-apens était supérieurement organisé.
L'oeuvre de mort allait réussir!
Gaspard Labarou eut un sourire de démon et reprit le chemin de son lit, disant: