Parvenu au niveau du plateau supérieur, Gaspard risque un coup-d'oeil à travers les rameaux épais.
Arthur est là, écartant le feuillage et interrogeant le versant adouci de son observatoire qui regarde la mer.
Se trouvant posté à, sa convenance là où il est, Gaspard ne bouge plus et attend.
Une demi-heure se passe.
Puis une heure.
Le soleil monte. L'ombre décroît.
Mais rien ne bouge, rien ne bruit, si ce n'est la rumeur éternelle des chutes et le vol rapide des oiseaux.
Soudain, à deux pas d'Arthur, le feuillage s'entr'ouvre et Wapwi paraît.
—Petit diable! fait le guetteur en sursautant, je ne t'ai pas entendu venir.... Eh bien, l'as-tu vue?
—Elle vient!.... répondit l'enfant. Wapwi a couru fort, fort... pour avertir petit père, qui sera content.