Alors, il redescend vers la passerelle, mais cette fois en s'écartant légèrement de la rivière.
Arrivé au pied du cap, couronné d'un plateau boisé, où doivent se rencontrer les amoureux, Gaspard s'arrête.
Il est en nage.
Ses tempes battent la chamade. Le vertige le menace.
Il paraît chercher à reconquérir son calme et fait mine même de cacher là son fusil....
Ses mains à plat pressent son front brûlant....
Mais bientôt un éclair de rage froide passe dans ses yeux durs et, remettant son fusil en bandoulière, il commence l'ascension du cap!
C'est comme un sauvage, avec des précautions infinies, qu'il met on pied devant l'autre.
Pas une pierre ne roule.
Pas une motte de terre ne s'égrène.