Gaspard s'étendit nonchalamment à l'avant, laissant à la capitaine Mimie le soin de manier l'aviron.
Quant à Wapwi, avant de retenir par la passerelle, en haut des chutes, il voulut prendre congé à sa façon de Mlle Noël,—c'est-à-dire en frottant la main de la jeune fille contre sa joue.
Mais Suzanne le dispensa de ce cérémonial abénaki, en lui donnant tout bonnement deux gros baisers, bien retentissants, sur les joues et lui disant:
—Va, cher petit, vers ton maître, et raconte-lui ce que tu as vu.
—Oui, petite mère; et Wapwi lui dira aussi que tu as embrassé un.... sauvage.
Cela dit, Wapwi, tout fier de son esprit, détala en riant silencieusement.
Suzanne fit de même, mais avec moins de retenue.
Elle riait encore en arrivant au Chalet.