Rospigliosi, Clément IX, ami des lettres sans faire de vers, pacifique, économe, et libéral, père du peuple. Il avait à cœur deux choses dont il ne put venir à bout: d’empêcher les Turcs de prendre Candie, et de mettre la paix dans l’Église de France. Mort en 1669.

Altieri, Clément X, honnête homme et pacifique comme son prédécesseur, mais gouverné: mort en 1676.

Odescalchi, Innocent XI, fier ennemi de Louis XIV, oubliant les intérêts de l’Église en faveur de la ligue formée contre ce monarque. Il en est beaucoup parlé dans cette histoire[20]. Mort en 1689.

Ottoboni, Vénitien, Alexandre VIII. Nul ne secourut plus les pauvres, et n’enrichit plus ses parents. Mort en 1691.

Pignatelli, Innocent XII. Il condamna l’illustre Fénélon; d’ailleurs il fut aimé et estimé. Mort en 1700.

Albani, Clément XI. Sa bulle contre Quesnel, qui n’a qu’une feuille, est beaucoup plus connue que ses ouvrages en six volumes in-folio. Mort en 1721.

MAISON OTTOMANE.

Ibrahim. C’est lui dont Racine dit avec juste raison,

L’imbécile Ibrahim, sans craindre sa naissance,
Traine, exempt de péril, une éternelle enfance.

Tiré de sa prison pour régner après la mort d’Amurat, son frère. Tout imbécile qu’il était, les Turcs conquirent l’île de Candie sous son règne. Étranglé en 1649.