[162] «Originairement Le Bouyer (dit l’abbé Trublet); dans la suite l’u voyelle s’est changé en v consonne, et l’y grec en i français, comme dans beaucoup d’autres noms.» B.

[163] C’est Aspar, connue par l’épigramme de Racine. J’ignore l’autre, dit l’abbé Trublet (qui connaissait si bien son Fontenelle), à moins que Voltaire n’ait voulu parler du Brutus; voyez, ci-dessus, page 59. B.

[164] Après ce mot, on lisait en 1752: Il fit beaucoup d’ouvrages légers, etc. Dans l’édition de 1763, Voltaire avait ajouté: «Il essuya même une espèce de persécution littéraire pour avoir soutenu qu’à plusieurs égards les modernes valaient bien les anciens. Racine et Boileau, qui avaient pourtant intérêt que Fontenelle eût raison, affectèrent de le mépriser, et lui fermèrent long-temps les portes de l’académie. Ils firent contre lui des épigrammes; il en fit contre eux, et ils furent toujours ses ennemis. Il fit beaucoup, etc.» Ce fut en 1768 que Voltaire remplaça ce passage de 1763 par ce qu’on lit aujourd’hui. B.

[165] Voyez ma note, tome XXXVII, page 257. Voltaire parle plus au long de tout ceci dans la septième de ses Lettres à son altesse monseigneur le prince de ***, qui sont dans le tome XLIII. B.

[166] Voyez, tome XXXIX, page 243, ce que Voltaire dit des Lettres diverses du chevalier d’Her..., ouvrage de Fontenelle. B.

[167] Voyez ce que Voltaire a dit de ces Éloges des académiciens, t. XXXVII, p. 552. B.

[168] Le jésuite Baltus, adversaire de Fontenelle (voyez ma note, tome XXXI, page 398), n’a point fait de Vies des saints; mais il a donné, entre autres ouvrages, les Actes de saint Barlaam, 1720, in-12. Sur Baltus, voyez aussi tome XXXI, page 307. B.

[169] Basnage pressa long-temps Fontenelle de répondre à Baltus. «Mon parti est pris, répondit Fontenelle, je ne répondrai point au livre du jésuite; je consens que le diable ait été prophète, puisque Baltus le veut, et qu’il trouve cela plus orthodoxe.»

[170] Lorsque la première édition du Siècle de Louis XIV devint publique, Fontenelle vivait encore. On avait cherché à l’irriter contre M. de Voltaire. Comment suis-je traité dans cet ouvrage? demanda Fontenelle à un de ses amis.—Monsieur, répondit-il, M. de Voltaire commence par dire que vous êtes le seul homme vivant pour lequel il se soit écarté de la loi qu’il s’est faite de ne parler que des morts.—Je n’en veux pas savoir davantage, reprit Fontenelle; quelque chose qu’il ait pu ajouter, je dois être content.

Ce qu’on trouve ici sur l’Histoire des Oracles, et sur Méro et Énégu, a été ajouté depuis la mort de Fontenelle. K.—L’article Fontenelle ne parut que dans la seconde édition du Siècle de Louis XIV, donnée à Leipsick, en 1752, deux volumes in-12; il commençait ainsi: «Fontenelle (B. de), quoique vivant encore en l’année 1752, fera une exception à la loi qu’on s’est faite de ne mettre aucun homme vivant dans ce catalogue. Son âge de près de cent années semble demander cette distinction. Il est à présent au-dessus de l’éloge et de la critique. On peut le regarder, etc.» jusqu’à l’alinéa qui finit par ces mots, le don de l’invention. (Sauf toutefois les trois phrases que j’ai indiquées.) B.