[294] Dans l’édition de 1751, cet article n’avait que quatre lignes: «Saint-Pierre (l’abbé de) a contribué, par ses écrits, à faire établir la taille proportionnelle; ses idées politiques n’ont pas toujours été des rêves.» Le texte actuel du premier alinéa formait, à quelques mots près, tout l’article en 1752. Le second alinéa fut, comme on le verra, ajouté en 1763 et 1768. B.

[295] L’exclusion fut unanime, à une voix près, celle de Fontenelle. Il raconta depuis qu’il avait entendu plus d’une fois un homme de la cour, membre de l’académie, s’attribuer, devant l’abbé de Saint-Pierre, et devant lui-même, le mérite de cette action de justice.

L’exemple de l’abbé de Saint-Pierre prouve qu’en France il est également dangereux pour un homme de lettres, qui ne veut que dire la vérité, de soutenir les opinions du gouvernement, ou de les combattre. K.

[296] Ce qui précède est de 1763. La phrase dernière de l’alinéa fut ajoutée en 1768. B.

[297] Toute la fin de l’article fut ajoutée en 1775. B.

[298] Voyez, tome XLVII, le treizième des Fragments sur l’histoire, intitulé: Défense de Louis XIV contre les Annales politiques de l’abbé de Saint-Pierre. B.

[299] La première édition des Trois siècles de la littérature française, par Sabatier de Castres, est de 1772, trois volumes in-8º. B.

[300] Dans sa lettre à Thieriot, du 31 octobre 1738, Voltaire lui recommande de tâcher d’obtenir de l’abbé de Saint-Pierre communication de son manuscrit. Il paraît que, entre la première édition du Siècle de Louis XIV (1751) et 1756, Voltaire eut communication du manuscrit de l’abbé de Saint-Pierre; car il le cite plusieurs fois dans des notes imprimées cette année. Voyez, tome XX, les chapitres XXVIII, XXIX, XXX. B.

[301] Voltaire parle encore de l’abbé de Saint-Pierre dans la septième de ses Lettres à son altesse monseigneur le prince de ***: voyez tome XLIII. B.

[302] L’article Sallo est de 1751. Voltaire avait déjà nommé Th. Renaudot (voyez son article) premier auteur des gazettes en France. Le Journal des savants, commencé par Sallo, ne date que de 1665. B.