«Depuis que cet article a été composé, j’ai en main la déclaration suivante; elle doit fermer la bouche à ceux qui ont voulu décrier un philosophe:

«Nous, les pasteurs de l’église de Lausanne, canton de Berne, en Suisse, déclarons que, requis de dire ce que nous pouvons savoir d’une accusation intentée contre feu M. Joseph Saurin, ci-devant pasteur de la baronnie de Bercher, au bailliage d’Yverdun, et touchant une lettre imputée audit sieur Saurin, dans laquelle il paraît s’accuser d’actions criminelles et honteuses; ladite lettre et ladite imputation étant imprimées dans les Suppléments aux Dictionnaires de Bayle et de Moréri, nous déclarons n’avoir jamais vu l’original de cette prétendue lettre, ni connu personne qui l’ait vue, ni ouï dire qu’elle ait été adressée à aucun pasteur de ce pays; en sorte que nous ne pouvons qu’improuver l’usage qu’on a fait de ladite pièce. En foi de quoi nous nous sommes signés. Ce 30 mars 1757, à Lausanne.

Signés: Abraham de Crousaz, premier pasteur de l’église
de Lausanne, et doyen.

N. Polier de Bottens, premier pasteur de l’église
de Lausanne.

Daniel Povillard, pasteur.»

Ce certificat fut attaqué dans le Journal helvétique; et Voltaire publia la Réfutation d’un écrit anonyme, etc., qui est à la fin du tome XXXIX. Voltaire ne reproduisit pas le certificat en 1763; ce fut alors qu’il ajouta l’alinéa sur l’auteur de Spartacus. B.

[313] Bernard-Joseph Saurin, auteur de Spartacus, né en 1706, est mort le 17 novembre 1781. B.

[314] Le Dictionnaire de commerce n’est pas de Jacques Savari, mort en 1690, mais de Jacques Savari, son fils, mort en 1716, et connu sous le nom de Savari des Brulons. Ce ne fut qu’en 1723 que parut la première édition, par les soins de l’abbé Savari, qui avait été le collaborateur de son frère, et qui, lors de sa mort, en 1727, laissa un volume de supplément, qui fut publié en 1730. B.

[315] Le 3 auguste. B.

[316] C’était l’opinion générale du temps de Voltaire; mais madame de Sévigné est née le 5 février 1627. B.