4º A ne prendre de profit sur les monnaies que ce qui est nécessaire pour faire la dépense de leur fabrique. Cette fabrique a deux parties; les opérations nécessaires pour préparer le métal à un titre donné, et celles qui réduisent le métal en pièces de monnaie. Ainsi on rendrait, pour cent marcs d’argent en lingots, cent marcs d’argent monnayé, moins le prix de l’essai et celui de leur conversion en monnaie. On rendrait pour cent marcs d’argent allié à un centième quatre-vingt-dix-neuf marcs d’argent monnayé, moins les frais nécessaires pour l’affiner et le réduire ensuite en monnaie.

Ces moyens très simples auraient l’avantage de rendre si clair tout ce qui regarde le commerce des matières d’or et d’argent, et la monnaie, que les mauvaises lois sur ce commerce, et les opérations pernicieuses sur les monnaies, deviendraient absolument impossibles. K.

[389] Les lettres-patentes sont du 10 février 1638; ce fut le 15 août, jour de la procession, qu’eut lieu la bataille entre le parlement et la cour des comptes: voyez tome XXII, page 252. B.

[390] Il s’appelait Morin: voyez, tome XX, le chapitre XXVI. B.

[391] Voyez, tome L, le paragraphe IX du Prix de la justice et de l’humanité. B.

[392] «Et que le conseiller Courtin, interrogeant cette femme infortunée, lui demanda de quel sortilége elle s’était servie pour gouverner l’esprit de Marie de Médicis, que la maréchale lui répondit: «Je me suis servie du pouvoir qu’ont les âmes fortes sur les esprits faibles;» et qu’enfin cette réponse ne servit qu’à précipiter l’arrêt de sa mort.»

«On voit encore,» etc. Variante de l’Essai sur le Siècle de Louis XIV, dont j’ai parlé dans ma Préface. B.

[393] «Accusés tous deux de sortiléges. Dans cette disette d’arts, de police, de raison, de tout ce qui fait fleurir un empire, il s’élevait de temps en temps des hommes de talent, et le gouvernement se signalait par des efforts qui rendaient la France redoutable. Mais ces hommes rares et ces efforts passagers, sous Charles VIII, sous François Iᵉʳ, à la fin du règne de Henri-le-Grand, servaient à faire remarquer davantage la faiblesse générale.»

«Ce défaut de lumières,» etc. Variante de l’Essai sur le Siècle de Louis XIV. B.

[394] Riencourt, dans son Histoire de Louis XIV, dit que le testament de Louis XIII fut vérifié au parlement. Ce qui trompa cet écrivain, c’est qu’en effet Louis XIII avait déclaré la reine régente, ce qui fut confirmé: mais il avait limité son autorité, ce qui fut cassé.