Brancas (Henri de), ayant servi long-temps sous Louis XIV, fut maréchal en 1734.

Brézé (Urbain de Maillé, marquis de), beau-frère du cardinal de Richelieu, maréchal en 1632, vice-roi de Catalogne: mort en 1650.

Broglio (Victor-Maurice), ayant servi dans toutes les guerres de Louis XIV, maréchal en 1724: mort en 1727.

Broglio (François-Marie, duc de), fils du précédent. L’un des meilleurs lieutenants-généraux dans les guerres de Louis XIV, maréchal en 1734; père d’un autre maréchal de Broglio[40], qui a réuni les talents de ses ancêtres.

Castelnau (Jacques de), maréchal en 1658, blessé à mort, la même année[41], au siége de Calais.

Catinat (Nicolas de), maréchal en 1693. Il mêla la philosophie aux talents de la guerre. Le dernier jour qu’il commanda en Italie, il donna pour mot, Paris et Saint-Gratien, qui était le nom de sa maison de campagne. Il y mourut en sage, après avoir refusé le cordon bleu, en 1712.

Chamilli (Noël Bouton, marquis de), avait été au siége de Candie; maréchal en 1703, il s’est rendu célèbre par la défense de Grave en 1675; le siége de cette petite place dura quatre mois, et coûta seize mille hommes à l’armée des alliés. Les gens de l’art regardent encore cette défense comme un modèle. Mort en 1715.

Chateau-Regnaud (François-Louis Rousselet, comte de), vice-amiral de France, servit également bien sur terre et sur mer, nettoya la mer des pirates, battit les Anglais dans la baie de Bantri, bombarda Alger en 1688, mit en sûreté les îles de l’Amérique. Maréchal en 1703: mort en 1716.

Chaulnes (Honoré d’Albert, duc de), maréchal en 1620: mort en 1649.

Choiseul-Francières (Claude, comte de), troisième maréchal de France de ce nom, en 1693: mort en 1711.