Guébriant (Jean-Baptiste Budes, comte de), maréchal en 1642, l’un des grands hommes de guerre de son temps; tué, en 1643, au siége de Rotveil, enterré avec pompe à Notre-Dame.

Harcourt (Henri, duc d’). On peut dire que c’est lui qui mit fin à l’ancienne inimitié des Français et des Espagnols, lorsqu’il était ambassadeur à Madrid. Sa dextérité et son art de plaire disposèrent si favorablement la cour d’Espagne, qu’enfin Charles II n’eut point de répugnance à instituer son héritier un petit-fils de Louis XIV. Il devait commander à la place du maréchal de Villars, l’année de la belle campagne de Denain; mais il lui aurait été difficile de mieux faire. Maréchal en 1703: mort en 1718. Son fils maréchal depuis, en 1746.

Hocquincourt (Charles de Monchi), maréchal en 1651: tué en servant les ennemis devant Dunkerque, en 1658.

Hospital-Vitri (Nicolas de L’), capitaine des gardes de Louis XIII; maréchal en 1617, pour avoir tué le maréchal d’Ancre: mais il mérita d’ailleurs cette dignité par de belles actions. On le compte parmi les maréchaux de ce siècle, parcequ’il mourut sous Louis XIV, en 1644.

Humières (Louis de Crevant, duc d’), maréchal en 1668: mort en 1694.

Isenghien (d’), de la maison de Gand, officier sous Louis XIV, maréchal en 1741.

Joyeuse (Jean-Armand de), maréchal de France en 1693: mort en 1710.

Lorges (Gui-Aldonce de Durfort, duc de), neveu du vicomte de Turenne; maréchal en 1676: mort en 1702.

Luxembourg (François-Henri de Montmorenci, duc de), l’élève du grand Condé; maréchal en 1675. Il y a eu sept maréchaux de ce nom, indépendamment des connétables; et depuis le onzième siècle, on n’a guère vu de règne sans un homme de cette maison à la tête des armées. Mort en 1695.

Luxembourg (Christian-Louis de Montmorenci), petit-fils du précédent, s’est signalé dans la guerre de 1701. Maréchal en 1747.