[90] Le 17 avril. Il venait d’être reçu à l’académie française. Bussi sortit de la Bastille le 16 mai 1666, pour aller rétablir sa santé chez un maître chirurgien, mais sous la promesse de revenir à la Bastille dès qu’il serait rétabli. Cependant, le 10 août, il obtint de se retirer en Bourgogne. B.
[91] Le bec amoureux était celui de mademoiselle de La Vallière. B.
[92] Voyez page 128. B.
[93] Voltaire lui a donné place dans le chapitre XIII de l’Ingénu: voyez tome XXXIII, page 440. B.
[94] Lauzun avait d’abord été connu sous le nom de marquis de Puyguilhem. On lit Pégulin et Péguilin dans la lettre de Gui Patin, du 21 décembre 1671. B.
[95] La lettre du roi, contresignée Le Tellier, et qui annonce au gouverneur de Pignerol qu’on lui envoie Lauzun, est du 25 novembre 1671. B.
[96] L’origine de cette imputation, qu’on trouve dans tant d’historiens, vient du Ségraisiana. C’est un recueil posthume de quelques conversations de Ségrais, presque toutes falsifiées. Il est plein de contradictions; et l’on sait qu’aucun de ces ana ne mérite de créance.
[97] On a imprimé, à la fin de ses Mémoires, une Histoire des amours de Mademoiselle et de M. de Lauzun. C’est l’ouvrage de quelque valet de chambre. On y a joint des vers dignes de l’histoire et de toutes les inepties qu’on était en possession d’imprimer en Hollande.
On doit mettre au même rang la plupart des contes qui se trouvent dans les Mémoires de madame de Maintenon, faits par le nommé La Beaumelle: il y est dit qu’en 1681 un des ministres du duc de Lorraine vint, déguisé en mendiant, se présenter dans une église à Mademoiselle, lui montra une paire d’heures sur lesquelles il était écrit: «De la part du duc de Lorraine;» et qu’ensuite il négocia avec elle pour l’engager à déclarer le duc son héritier (tome II, page 204). Cette fable est prise de l’aventure vraie ou fausse de la reine Clotilde. Mademoiselle n’en parle point dans ses Mémoires, où elle n’omet pas les petits faits. Le duc de Lorraine n’avait aucun droit à la succession de Mademoiselle; de plus elle avait fait, en 1679, le duc du Maine et le comte de Toulouse ses héritiers.
L’auteur de ces misérables Mémoires dit, page 207, que «le duc de Lauzun, à son retour, ne vit dans Mademoiselle qu’une fille brûlante d’un amour impur.» Elle était sa femme, et il l’avoue. Il est difficile d’écrire plus d’impostures dans un style plus indécent.