[80] Non dans la Place Royale, comme le dit l’Histoire de La Hode, sous le nom de La Martinière.

[81] Mort en 1680. B.

[82] Voyez tome XXXVIII, page 435. B.

[83] Dans la Vie de Molière: voyez tome XXXVIII, page 431. B.

[84] Ces vers sont déjà cités dans les Anecdotes imprimées en 1748: voyez tome XXXIX, page 7. B.

[85] Voyez ma note, tome XVI, page 35. B.

[86] Voyez tome XXII, page 277. B.

[87] Ces profusions faites avec l’argent du peuple étaient une véritable injustice, et certes un beaucoup plus grand péché, excepté aux yeux des jésuites, que ceux qu’il pouvait commettre avec ses maîtresses. Cette foule de charges inutiles, d’abus de tout genre, a fait un mal plus durable. Une grande partie de ces abus a subsisté long-temps, et subsiste même encore, quoique aucun des princes qui lui ont succédé n’ait hérité de son goût pour le faste. K.

[88] Une Liste de quelques gens de lettres français vivants en 1662, composée, par ordre de M. Colbert, par M. Chapelain, a été imprimée, en 1726, dans le tome second des Mémoires de littérature, par le P. Desmolets; et la même année, dans les Mélanges de littérature de Chapelain. Un Mémoire des gens de lettres célèbres en France, par M. Costar, est aussi imprimé dans le tome second des Mémoires de Desmolets; c’est là que Chapelain est appelé: «Le premier poëte du monde pour l’héroïque.» M. Peignot a publié des Documents authentiques et détails curieux sur les dépenses de Louis XIV, en bâtiments et châteaux royaux, en gratifications et pensions accordées aux savants, gens de lettres et artistes, depuis 1663, etc., etc. Paris, 1827, in-8º. B.

[89] Boileau Despréaux n’est sur aucune liste de gratifications et pensions avant 1674; il reçut alors 2000 fr. Racine et Quinault touchaient alors chacun 800 fr. Racine n’avait eu que 600 fr. en 1663, en même temps que l’on donnait 3000 fr. à Chapelain. Les libéralités du roi s’étendaient aussi dans les pays étrangers. «A l’égard de celles qui se distribuaient à Paris, dit Charles Perrault, elles se portèrent, la première année, chez tous les gratifiés par le commis du trésorier des bâtiments, dans des bourses de soie d’or, les plus propres du monde; la seconde année, dans des bourses de cuir. Comme toutes choses ne peuvent pas demeurer au même état, et vont naturellement en dépérissant, les années suivantes il fallut aller recevoir soi-même les pensions chez le trésorier, en monnaie ordinaire. Les années bientôt eurent quinze et seize mois; et, quand on déclara la guerre à l’Espagne, une grande partie de ces gratifications s’amortirent.» B.