[70] Les comptes qui le prouvent étaient à Vaux, aujourd’hui Villars, en 1718, et doivent y être encore. M. le duc de Villars, fils du maréchal, confirme ce fait. Il est moins singulier qu’on ne pense. Vous voyez, dans les Mémoires de l’abbé de Choisi, que le marquis de Louvois lui disait, en lui parlant de Meudon: «Je suis sur le quatorzième million.»

[71] Dans l’édition de 1768 du Siècle de Louis XIV, Voltaire disait: «Le plus ardent et le plus implacable de ses persécuteurs était le chef de ses juges, le chancelier Michel Le Tellier.» Cette phrase fut reproduite en 1769, dans l’édition in-4º; mais Voltaire signala son erreur, en 1770, dans l’article Ana des Questions sur l’Encyclopédie (voyez tome XXVI, page 319), et la corrigea dans l’édition de 1775. B.

[72] Voyez ma note, tome XIX, page 79. B.

[73] J’ai retrouvé depuis cette même particularité dans Saint-Évremond.

[74] Voyez les Mémoires de Gourville.

[75] Racine assure, dans ses Fragments historiques, que le roi dit chez mademoiselle de La Vallière: «S’il avait été condamné à mort, je l’aurais laissé mourir.» S’il prononça ces paroles, on ne peut les excuser: elles paraissent trop dures et trop ridicules.

[76] M. Delort, dans son Histoire de la détention des philosophes, etc., 1829, in-8º, dit, tome Iᵉʳ, page 52, que Fouquet mourut à Pignerol le 23 mars 1680. Voyez aussi ma note, tome XXVI, page 319. B.

[77] Voyez Gui Patin et les Mémoires du temps.—Voici ce que Gui Patin écrivait le 7 février 1662: «La chambre de justice a donné un arrêt considérable contre un partisan nommé Boislève, ci-devant intendant des finances; on avait saisi ses beaux meubles, et on avait avis d’une bonne somme d’argent qui lui appartenait. Un sien frère, ci-devant conseiller de la cour, aujourd’hui évèque d’Avranches, et, de plus, grand fourbe, est intervenu prétendant revendiquer lesdits meubles, et l’argent aussi, comme s’ils lui appartenaient; il en a fait un serment, dont la fausseté fut aussitôt découverte par M. Talon; ensuite de quoi les meubles et l’argent furent trouvés, et déclarés bien saisis, et l’évêque condamné à une amende de douze mille livres parisis.» La livre parisis valait une livre cinq sous tournois. B.

[78] Le vrai nom est Du Plessis Bellière ou Belière. B.

[79] Voyez tome XXXVI, page 384. B.