[108] Selon une lettre du 27 janvier 1680, de Bussi Rabutin à La Rivière, rapportée par M. Dulaure, volume VII, page 227 de son Histoire de Paris (seconde édition), le prêtre Le Sage dit un jour la messe sur le ventre d’une fille toute nue; mais ce n’était pas pour la rendre impuissante. Cl.
[109] Chapitre XVI, tome XIX, page 483 et suiv. B.
[110] On voit, dans les Mémoires de Saint-Philippe, qu’on croyait en Espagne qu’elle avait averti Louis XIV de l’impuissance de Charles II, seul secret d’état dont cette reine infortunée pût être instruite. K.
[111] Voyez ma note, tome XIX, page 518. B.
[112] Le sonnet irrégulier de J. Hesnault, dont Voltaire cite le second quatrain, fut fait pour l’accident arrivé à mademoiselle de Guerchy, fille d’honneur de la reine, et maîtresse du duc de Vitry. Sa grossesse, dont elle fesait mystère, la mettant hors d’état d’accompagner la reine dans un voyage, mademoiselle de Guerchy eut recours à une sage-femme, nommée Constantin, qui, dans ses opérations pour la faire avorter, la blessa mortellement. Vitry envoya chercher un confesseur; et dès que le prêtre eut donné l’absolution, l’amant, pour abréger les souffrances de sa maîtresse, lui cassa la tête, puis s’enfuit en Bavière. La Constantin fut pendue en août 1660 (voyez la lettre de Gui Patin, du 12 octobre de cette année). Dans sa lettre du 22 juin 1660, Gui Patin dit: «On fait ici grand bruit de la mort de mademoiselle de Guerchy... Le curé de Saint-Eustache a refusé sépulture au corps de cette dame: on dit qu’on l’a porté dans l’hôtel de Condé, et qu’il y a été mis dans la chaux, afin de le consumer plus tôt, et qu’on n’y puisse rien reconnaître si on venait à la visite.» Vitry obtint sa grâce lorsqu’il eut négocié le mariage de Monsieur avec la princesse de Bavière. B.
[113] Les Mémoires donnés sous le nom de madame de Maintenon rapportent qu’elle dit à madame de Montespan, en parlant de ses rêves: «J’ai rêvé que nous étions sur le grand escalier de Versailles: je montais, vous descendiez: je m’élevais jusqu’aux nues, vous allâtes à Fontevrault.» Ce conte est renouvelé d’après le fameux duc d’Épernon, qui rencontra le cardinal de Richelieu sur l’escalier du Louvre, l’année 1624. Le cardinal lui demanda s’il n’y avait rien de nouveau. «Non, lui dit le duc, sinon que vous montez, et je descends.» Ce conte est gâté en ajoutant que d’un escalier on s’éleva jusqu’aux nues. Il faut remarquer que dans presque tous les livres d’anecdotes, dans les ana, on attribue presque toujours à ceux qu’on fait parler des choses dites un siècle et même plusieurs siècles auparavant.
[114] Il y a plus de vingt volumes dans lesquels vous verrez que la maison d’Orléans et la maison de Condé s’indignèrent de ces propositions; vous lirez que la princesse, mère du duc de Chartres, menaça son fils; vous lirez même qu’elle le frappa. Les Anecdotes de la constitution rapportent sérieusement que le roi s’étant servi de l’abbé Dubois, sous-précepteur du duc de Chartres, pour faire réussir la négociation, cet abbé n’en vint à bout qu’avec peine, et qu’il demanda pour récompense le chapeau de cardinal. Tout ce qui regarde la cour est écrit ainsi dans beaucoup d’histoires.
[115] Ces jardins n’existent plus. B.
[116] Environ vingt mille de nos livres.
[117] Le 11 décembre 1686, comme l’a dit Voltaire, tome XIX, page 8. B.