Je suis obligé de répéter ici que j’ai entre les mains une lettre de Ramsay, élève de M. de Fénélon, dans laquelle il me dit: «S’il était né en Angleterre, il aurait développé son génie et donné l’essor à ses principes, qu’on n’a jamais bien connus.»

L’auteur du Dictionnaire historique, littéraire, et critique, à Avignon, 1759, dit, à l’article Fénélon, «qu’il était artificieux, souple, flatteur, et dissimulé.» Il se fonde, pour flétrir ainsi sa mémoire, sur un libelle de l’abbé Phélypeaux, ennemi de ce grand homme. Ensuite il assure que l’archevêque de Cambrai était un pauvre théologien, parcequ’il n’était pas janséniste. Nous sommes inondés depuis peu de dictionnaires qui sont des libelles diffamatoires. Jamais la littérature n’a été si déshonorée, ni la vérité si attaquée. Le même auteur nie que M. Ramsay m’ait écrit la lettre dont je parle, et il le nie avec une grossièreté insultante, quoiqu’il ait tiré une grande partie de ses articles du Siècle de Louis XIV. Les plagiaires jansénistes ne sont pas polis: moi qui ne suis ni quiétiste, ni janséniste, ni moliniste, je n’ai autre chose à lui répondre, sinon que j’ai la lettre. Voici les propres paroles: «Were he born in a free country, he would have display’d his whole genius, and given a full career to his own principles never known.»—Le Dictionnaire historique, etc., dont parle Voltaire, est celui de Barral et Guibaud: voyez tome XXVIII, page 348. B.

[334] Elles furent appuyées par les intrigues de la princesse des Ursins, qui, après avoir été long-temps l’amie du cardinal, s’était brouillée avec lui pour une ridicule querelle d’étiquette. K.

[335] Voyez tome XVII, page 73. B.

[336] 20 juin 1710. Voyez tome XXXI, page 524. B.

[337] Matthieu Ricci est mort au commencement du dix-septième siècle (le 11 mai 1610); mais ce fut sur la fin du seizième, en 1583, qu’il s’établit en Chine. Voyez, au reste, ma note, tome XVIII, page 189. B.

[338] Voyez ma note, tome XXVIII, page 40. B.

[339] Tome XV, page 257. B.

[340] Il mourut à la fin de 1722, comme Voltaire le dit ailleurs: voyez tome XXVIII, page 42; et, tome XLIV, la Relation du bannissement des jésuites de la Chine. B.

[341] Page 463. B.