Tout près, sous un massif bas qui se décolore,

Un faune enfant tout délabré s’accoude encore,

Baissant la lèvre où fut sa flûte de roseaux.

Et voyant que le jour tout à fait le délaisse,

Le Temple, avec sa froide image dans les eaux,

S’enfonce plus profondément dans sa tristesse.

L’image du passé se lève à l’horizon douloureux du soir et remplit l’âme d’un désir morbide pour des jouissances en allées. Un parfum troublant se dégage de toutes les choses mourantes dans la nuit et pousse l’âme à chercher des voluptés hors de sa portée et qui jamais ne pourront la rassasier. Les cornes du faune se dressent, elles percent avec un âpre plaisir la couche légère de convention sociale, qui cache le courant formidable de l’animalité bruissant dans les veines de l’humanité. L’odor di femina l’étourdit, le met hors de lui,—l’odeur de la femme et de cette chose mystérieuse qui du sexe mâle n’a que l’apparence.

Tout à coup, comme un accompagnement agaçant à cette furia de désirs qui cherchent à se surpasser l’un l’autre, la vie ordinaire se fait entendre dans sa plus désolante banalité:

Comme c’est aujourd’hui le quatorze juillet,

Et que l’on dansera pour sûr devant l’église,