ADIEU!

Pour conclure, j’annonce ce qui viendra après moi.

Je me rappelle ce que j’ai dit avant que mes feuilles ne jaillissent,
Que je voulais élever ma voix joyeuse et forte par rapport aux fins.

Quand l’Amérique fera ce qui a été promis,
Quand à travers ces Etats marcheront cent millions de superbes individus,
Quand les autres s’ouvriront pour donner naissance à des individus superbes et y collaborer,
Quand des rejetons sortis des mères les plus accomplies caractériseront l’Amérique,
Alors pour moi et mes poèmes sera réalisée notre attente, comme elle le doit.

J’ai poussé en avant de mon propre chef,
J’ai chanté le corps et l’âme, j’ai chanté la guerre et la paix, et les hymnes de la vie et de la mort,
Et les hymnes de la naissance, et j’ai montré que multiples étaient les naissances.

J’ai proposé mon style à chacun, j’ai pérégriné d’un pas confiant;
Pendant que mon plaisir est encore à son plein, je murmure: Adieu!
Et prends la main de la jeune femme et la main du jeune homme pour la dernière fois.

J’annonce des êtres de la nature qui se lèveront,
J’annonce le triomphe de la justice,
J’annonce une liberté et une égalité sans restriction,
J’annonce la justification de la candeur et la justification de la fierté.

J’annonce que l’identité de ces Etats n’est qu’une seule et unique identité,
J’annonce une Union de plus en plus compacte et indissoluble,
J’annonce des splendeurs et des majestés de nature à rendre insignifiante toute la politique antérieure de la terre.

J’annonce l’affection virile, je déclare qu’elle sera illimitée, affranchie de tous liens,
Je dis que vous trouverez encore l’ami que vous cherchiez.

J’annonce un homme ou une femme à venir, peut-être êtes-vous celui-là, (Adieu!)
J’annonce le grand individu, fluide comme la Nature, chaste, aimant, compatissant, armé de pied en cap.