[43] Allusion au sort de William VIII, comte de Douglas, poignardé parJacques II.
Ye towers within whose circuit dread
A Douglas by his sovereign bled, etc.
ô château! dans ton enceinte redoutable un Douglas périt de la main de son roi!
La Dame du Lac, ch. V.—(Note de l'éditeur.)
[44] Dans une de ses brillantes improvisations de la tribune, le général Foy avait fait allusion à l'impopularité de Louis XI. Une lettre spirituelle, signée Philippe de Comines, parut dans la Quotidienne, pour venger la réputation de Louis XI sous ce rapport. L'orateur reconnut qu'il avait exagéré l'impopularité du monarque si heureusement défendu, et depuis ce jour il appelait familièrement notre ami Charles Nodier Philippe de Comines. Le roman de Quentin Durward et l'Histoire des ducs de Bourgogne n'avaient pas encore alors été publiés.—(Note de l'éditeur.)
[45] Expression de l'écriture: sufficit cuïque diei malitia sua.—(Note de l'éditeur.)
[46] La chronique de Jean de Troyes, telle du moins que nous l'avons aujourd'hui, n'a de scandaleux que son titre. Cependant Brantôme rapporte que François Ier en possédait un exemplaire plus complet, et semblable sans doute à celui que l'auteur Écossais se vante d'avoir trouvé dans le château de Haut-Lieu.—(Note de l'éditeur.)
[47] Telle n'avait pas été cependant la forme de l'insurrection des vilains en France, à l'époque de la Jacquerie. De même en Angleterre l'égalité avait été le mot d'ordre de Wat-Tyler et de ses partisans en 1381. L'insurrection de Jack Cade, en 1448, était bien encore une insurrection populaire; mais à cette époque les factions aristocratiques avaient en quelque sorte usurpé le privilège des insurrections. Les vilains, dans les excès de leur résistance contre l'oppression, s'étaient habitués à voir marcher à leur tête un rebelle titré: une bannière de noble parlait aussi plus vivement à l'imagination des hommes d'armes. Voilà sans doute une partie des motifs qui déterminèrent Jack Cade à se donner pour un prince de la famille royale d'Angleterre. Mais il est vrai de dire que cette insurrection, comme celle de Wat-Tyler, fut une réaction contre les vexations et les injustices de l'aristocratie.—(Note de l'éditeur.)
[48] Saint Julien, soyez favorable à nos prières, et priez, priez pour—nous.—(Note du traducteur.)
[49] Les critiques pourront s'étonner de trouver Galeotti à la cour de Louis XI, malgré l'Histoire, qui le fait mourir à Lyon d'une chute de cheval, dans son empressement à saluer le roi qui se trouvait dans cette ville en 1476; et c'était son premier voyage en France. Il y a bien d'autres anachronismes plus sérieux dans Quentin Durward; mais le romancier n'est ici historien, que comme peintre de mœurs; Ce qu'il y a de singulier à propos de Galeotti, c'est que son panégyriste Paul Jove (cité par sir Walter Scott) le fait mourir à Agnani, étouffé par excès de graisse. Paul Jove était pourtant presque le contemporain de Galeotti. Sir Walter Scott, romancier, pourrait donc à la rigueur préférer son témoignage contre l'opinion plus générale des autres historiens. Enfin croira-t-on que la Biographie universelle de Michaud (article Galeotti, 1816) fait mourir notre astrologue en 1494, seulement au passage de Charles VIII à Lyon. Après cette note un peu savante, on demandera peut-être encore laquelle de toutes ces autorités a fait de l'histoire.—(Note de l'éditeur.)
[50] Des choses inconnues à la plupart des hommes. On prétend que c'est le manuscrit original de ce Traité qui est à la Bibliothèque royale. Galeotti a laissé plusieurs autres ouvrages.—(Note de l'éditeur.)
[51] Cette lutte célébrée dans l'épigramme de Janus Pannonius ou Pannon, eut lieu sur la grande place de Bude, entre Galeotti et un fameux lutteur du pays nommé Alz, en présence du roi Mathias Corvin et de toute sa cour.—(Note de l'éditeur.)