TOUCHSTONE.—Allons, chère Audrey, il faut nous marier, ou il nous faut vivre dans le libertinage. Adieu, bon monsieur Olivier; non.—O doux Olivier! ô brave Olivier! ne me laisse pas derrière toi; mais pars, va-t'en, te dis-je, je ne veux pas aller aux épousailles avec toi.

SIR OLIVIER.—Cela est égal; mais jamais aucun de tous ces coquins fantasques ne me fera oublier mon ministère par ses moqueries.

(Ils sortent.)

SCÈNE V

On voit une cabane dans le bois.

Entrent ROSALINDE et CÉLIE.

ROSALINDE.—Non, ne me parle point; je veux pleurer.

CÉLIE.—Contente-toi, je t'en prie... Mais cependant fais-moi la grâce de considérer que les pleurs ne siéent pas à un homme.

ROSALINDE.—Mais n'ai-je pas sujet de pleurer?

CÉLIE.—Autant de sujet qu'on puisse le désirer; ainsi pleure.