MÉNÉNIUS.—Il en a donc maintenant vingt-sept, et chaque blessure fut le tombeau d'un ennemi. Entendez-vous les trompettes?
(Acclamations et fanfares.)
VOLUMNIE.—Voilà les avant-coureurs de Marcius: il fait marcher devant lui le bruit de la victoire, et derrière lui il laisse des pleurs. La mort, ce sombre fantôme, est assise sur son bras vigoureux: ce bras se lève, retombe, et alors les hommes meurent.
(Les trompettes sonnent. On voit paraître Cominius et Titus Lartius; Coriolan est au milieu d'eux, le front ceint d'une couronne de chêne; les chefs de l'armée et les soldats le suivent: un héraut le précède.)
LE HÉRAUT.—Apprends, ô Rome, que Marcius a combattu seul dans les murs de Corioles, où il a gagné avec gloire un nom qui s'ajoute au nom de Caïus Marcius. Coriolan est son glorieux surnom. Soyez le bienvenu à Rome, illustre Coriolan!
(Fanfares.)
TOUS ENSEMBLE.—Soyez le bienvenu à Rome, illustre Coriolan!
CORIOLAN.—Assez! cela blesse mon coeur; je vous prie, cessez.
COMINIUS.—Voyez votre mère.
CORIOLAN.—Oh! je le sais, vous avez imploré tous les dieux pour ma prospérité.