TOUS ENSEMBLE.—C'est cela, c'est cela.
(Ils sortent.)
MÉNÉNIUS.—Ah! Coriolan, vous avez tort: ne savez-vous pas que les plus illustres Romains ont fait ce que vous faites?
CORIOLAN.—Que faut-il que je dise? Aidez-moi, je vous prie, Ménénius. La peste de cet usage! Je ne pourrai mettre ma langue au pas. Voyez mes blessures; je les ai reçues au service de ma patrie; tandis que certains de vos frères rugissaient de peur, et prenaient la fuite au bruit de nos propres tambours.
MÉNÉNIUS.—Oh! dieux: ne parlez pas de cela. Il faut les prier de se souvenir de vous.
CORIOLAN.—Eux, se souvenir de moi! Que l'enfer les engloutisse! Je désire qu'ils m'oublient, comme ils oublient les vertus que nos prêtres leur recommandent en pure perte.
MÉNÉNIUS.—Vous gâterez tout.—Je vous laisse. Parlez-leur, je vous prie, comme il convient à votre but; encore une fois, je vous en conjure. (Il sort.)
(Deux citoyens approchent.)
CORIOLAN.—Dites-leur donc de se laver la figure, et de se nettoyer les dents.—Ah! j'en vois deux qui s'avancent.—Vous savez pourquoi je suis ici debout.
PREMIER CITOYEN.—Oui, nous le savons. Dites-nous pourtant ce qui vous y conduit?