CORIOLAN.—Mon mérite.

SECOND CITOYEN.—Votre mérite?

CORIOLAN.—Oui; et non pas ma volonté.

PREMIER CITOYEN.—Pourquoi pas votre volonté?

CORIOLAN.—Non, ce ne fut jamais ma volonté d'importuner le pauvre pour lui demander l'aumône.

PREMIER CITOYEN.—Vous devez penser que, si nous vous accordons quelque chose, c'est dans l'espoir de gagner avec vous.

CORIOLAN.—Fort bien. A quel prix, s'il vous plaît, voulez-vous m'accorder le consulat?

PREMIER CITOYEN.—Le prix, c'est de le demander honnêtement.

CORIOLAN.—Honnêtement?—Accordez-le moi, je vous prie. J'ai des blessures à faire voir, que je pourrais vous montrer en particulier. Eh bien! vous, donnez-moi votre bonne voix. Que me répondez-vous?

SECOND CITOYEN.—Vous l'aurez, digne Coriolan.